Interview
Imprimer Imprimer Envoyer cette page à un ami Partager
INTERVIEW DE Madame  Zibi  Joséphine : ONG Passerelle NGAM
 

Portrait Passerelle NGAM from oras on Vimeo.

Joséphine Zibi est présidente de l'association Passerelle NGAM. Elle a notamment réalisé un film documentaire L'école de l'eau et écrit L'ingénierie sociale du développement, A l'école de l'eau, L'Harmattan, 2010. Un livre qui étudie notamment les interactions produites lorsqu'un projet se développe dans un village.

Passerelle NGAM est une association internationale issue des migrations. Créée en 1996, elle est basée à Lyon et fonctionne avec un budget de 100000 euros et compte 15 bénévoles.  

Dans ce portrait vous retrouverez la vision de Joséphine Zibi ainsi que les projets de l'association Passerelle NGAM.

 
Quels sont vos objectifs?

«Passerelle NGAM soutien l'éducation en milieu rural et alimente des villages et des villes rurales en eau potable et appuie l'agriculture familiale.»

 

Pourquoi vous êtes-vous tournée vers la question de l'eau?

«A sa création l'association Bâtir était destinée à soutenir la scolarisation en milieu rural. J'étais au Cameroun pour cette cause lorsque j'ai rencontré un petit garçon de 11 ans  qui voulait devenir enfant de la rue parce qu'il y avait trop de travail au village (…) trop de corvées dont la corvée d'eau.»


«Lorsque j'ai présenté cette question à la Lyonnaise des eaux, il était question de libérer les enfants de la corvée d'eau pour leur permettre de jouer et d'étudier.»

 

Quels sont vos projets ?

«Notre travail consiste à capter les source et à les aménager par la construction de bassins filtrants et de mini-réseaux. A ce jour, nous avons alimenté 9 villages en eau potable et nous sommes entrain d'alimenter une ville secondaire de 7000 habitants. De 2002 à 2010 nous avons développé des projets de villages en villages, jusque là nous avons alimenté  20000 habitants en eau.»

«Nous réalisons le captage et l'aménagement des sources, une fois potabilisée, quand cela est possible, l'eau est refoulée dans une cuve puis redistribuée dans un réseau de borne-fontaines.»

«Nous créons des associations villageoises pour former les villageois à l'entretien et à la gestion du réseau et nous faisons des formations aux droits fondamentaux.»

Quel est votre principal partenaire?

«Notre principal partenaire est Aquassistance du Groupe Suez. Aquassistance est une association humanitaire de bénévoles. C'est Aquassistance qui réalise nos projets techniques, en travaillant avec les villageois et l'équipe technique locale de Passerelle NGAM. Cela depuis 8 ans.»

Quelles difficultés rencontrez-vous sur place?

- le manque de confiance

- la difficulté des populations à travailler ensemble autour d'un projet d'intérêt général

- la grande pauvreté monétaire des villageois

- la nouveauté de la démarche de solidarité internationale

Qu'est-ce que la culture de l'eau?

«C'est un processus d'appropriation de tous les mécanismes liés à l'eau.»

«Les mentalités changent au contact de la proximité de l'eau.»

«L'eau potable est une nouveauté (…) elle amène un changement culturel profond.»


 

Galerie d'images






ONG Passerelle NGAM
6 rue d'Auvergne, 69002  Lyon
jozibi@passerelle-ngam.org
www.passerelle-ngam.org





Nos Archives Video